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Bien que la rénovation
offre la possibilité de prolonger la vie d’un
ordinateur de cinq ans au moins, au bout du
compte l’ordinateur sera remplacé par une
nouvelle technologie et par conséquent sera
dépassé. Jusqu’à une date récente la majeure
partie des ordinateurs ayant atteint la fin de
leur cycle finissent dans des sites
d’enfouissement, avec très peu de pièces
recyclées, et peu de souci pour les risques sur
l’environnement liés au plomb, au mercure et aux
autres substances toxiques qu’ils contiennent.
Cependant avec la
législation internationale imminente sur
l’industrie, l’utilisation et les déchets
électroniques et des appareils électriques (y
compris les ordinateurs), la question de la
façon d’éliminer les ordinateurs qui ont atteint
leur limite en Afrique sera de plus en plus
importante. Non seulement les pays africains
doivent être plus vigilants pour s’assurer
qu’ils ne seront pas des dépotoirs pour les pays
développés, mais les ordinateurs rénovés qui
sont importés et qui ne fonctionnent plus en
Afrique ont aussi besoin d’être éliminés
convenablement. Il est primordial que les coûts
d’élimination doivent être pris en compte dans
l’analyse des bénéfices d’importation des
ordinateurs de seconde main en Afrique.
Activités d’élimination
des déchets :
Les ordinateurs de seconde
main sont devenus un problème de déchets dans
les pays en voie de développement. En Afrique du
Sud le rollout des laboratoires informatiques
dans près de 30000 écoles avec une moyenne de
25 ordinateurs par école donnera pour 750000
ordinateurs et au moins 60000 serveurs qui
auront besoin d’être éliminés vers 2O14.
Les politiques
environnementales en vigueur en Afrique sont
complètements inadéquates pour faire face à tous
ces ordinateurs hors d’usage. Actuellement il n
y a pas de canal africain reconnu pour se
débarrasser des ordinateurs, ainsi c’est une
priorité. Les activités requises pour se
débarrasser des ordures peuvent être réparties
entre un canal lié au gouvernement et un canal
scolaire spécifique.
Le canal gouvernemental
peut inclure :
· L’établissement
d’une politique environnementale par rapport à
l’élimination des ordinateurs (y compris
l’institution d’amendes pour non conformité et
des ressources pour contrôler la conformité),
· Encouragement de
la croissance et du développement de recyclage
local et de sociétés de récupération pour
démonter les ordinateurs hors d’état.
· Enseignement à
l’école (avec tous les utilisateurs
d’ordinateurs) de la façon de respecter les
politiques et où envoyer les ordinateurs qui ne
marchent plus et
· Pression sur les
donateurs des pays développés pour aider les
écoles africaines à payer les coûts
d’élimination des ordinateurs en panne
définitive.
Le canal des activités
scolaires spécifiques peut comprendre :
-
Inclusion des coûts
d’élimination des déchets dans les coûts
d’acquisition au moment du financement par des
sponsors pour les programmes de rénovation des
ordinateurs.
-
Elimination des
ordinateurs par des organisations spécialisées
dans le recyclage
Le rôle de l'élimination
Il est primordial de
définir les rôles relativement à l’élimination
des ordinateurs désuets en Afrique. Des modèles
d’établissement de recyclage local et de
sociétés de récupération peuvent être
recherchés. Un exemple possible de recherche est
DESCO Electronic Recyclers, une usine de
recyclage professionnel de composants
électroniques utilisée par NetDay à Johannesburg
pour recycler leurs ordinateurs hors d'usage.
1Nxasana, T (2003): OSISA Feasibility Study for Refurbished
Computers in South African Region, p.28
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